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2006/02/15 16:50:32.131 GMT

Comment transmettre le patrimoine ?

Aujourd’hui, les moyens en terme de médiation du patrimoine sont multiples : actions pédagogiques, conférences, valorisations numériques (via les archives, visites en ligne, etc.), investissement de lieux patrimoniaux par des artistes contemporains, etc…
  • Pensez-vous que le patrimoine basque utilise suffisamment ces moyens ?
  • Quels publics faut-il sensibiliser en priorité ? De quelle manière ?
  • Le recours à la création artistique pour valoriser le patrimoine vous semble-t-il adapté ? Pourquoi ?

Posted by: Institut culturel basque - Euskal kultur erakundea.2006/02/15 16:50:32.131 GMT
Tags: ondarea publikoak patrimoine publics | Permalink | Comments (2) | References (0)

Comments

Les basques sont comme le reste de l'humanité : ils prennent ce qu'on leur donne. Que le patrimoine passe par un bouquin, un DVD, un spectacle, un module pédagogique ou un blog de l'ICB (P... quelle invention ! ), c'est toujours la même chose : on n'y trouve que ce que l'on cherche.

On ne peut pas gaver les gens contre leur grè mais on peut leur faire renifler la bonne odeur d'une culture authentiquement vivante.

Pour cela nous avons quand même une certaine expérience, (hélas pas assez connue des décideurs et des financeurs qu'il faut sans cesse motiver). Je veux parler des services éducatifs, des actions grand public, des échanges avec les spécialistes, des réflexions avec des disciplines autres... Tout ça nous savons le faire. Mais le monde est rempli de sollicitations si variées que le patrimoine n'est pas forcément perçu.

Inventons chaque jour une culture en alerte qui saura puiser l'énergie par ses racines en même temps qu'elle laissera les oiseaux de passage lui livrer les secrets du vaste monde.

PS : je ne sais même pas si j'appui sur le bon bouton pour envoyer mon baratin : l'anglais c'est pas trop mon patrimoine.

Posted by: Claude LABAT.2006/03/28 21:30:42.305 GMT+1

Pensez-vous que le patrimoine basque utilise suffisamment ces moyens ?
Je n’ai pas les moyens de le savoir. Ce que je crois pouvoir dire :

  1. Il y a une trop grande disparité entre générations. Les « anciens » appréhendent de se servir de l’outil internet.
  2. Les jeunes iront facilement à cet outil, y perdre du temps, zapper et lire n’importe quoi (il y a des sites « attrape-couillon » très bien faits). Ils iront plus facilement là que dans les musées et les expo.
  3. Les musées resteront pour les jours de pluie et pour les cars de 3° âge. Ou pour quelques chercheurs et amateurs. Ils ne seront pas des lieux fréquentés. Surtout s’ils ne développent aucune pédagogie. Ou s’ils sont conçus pour cela.... (musées vieillots, d’esthète, intello, etc.)
Quels publics faut-il sensibiliser en priorité ? De quelle manière ?
Tous les publics (éviter le « jeunisme ») et bien entendu, en première les jeunes ainsi que les responsables (municipalités, associations). Deux publics qui changent forcément avec le temps, d’où :
  1. faire une information non académique mais « scolaire » dans le sens d’efficace
  2. renouveler continuellement la forme de présentation
  3. mettre sans cesse l’info à jour
  4. rendre cette information publique (mairies, syndicats d’initiative...) afin que personne ne puisse dire : on ne savait pas.
Le patrimoine doit être un vecteur de socialisation, de cohésion sociale sur la base de l’aventure culturelle (défunt projet pour P.C.D !!!)

Le recours à la création artistique pour valoriser le patrimoine vous semble-t-il adapté ? Pourquoi ?
  • Je ne sais pas. Si le patrimoine est attractif il suscitera la création. L’un ne va pas sans l’autre. Si le patrimoine est fade et hors propos, il n’intéressera que les nostalgiques. Autrement dit, il encombrera plus qu’autre chose.
  • Ceci posé, tout est bon pour valoriser le patrimoine.
  • Quand à la création, c’est l’Homme. D’autre part, il n’y a pas de création « artistique » (l’artiste n’est que celui qui a reçu un brevet ou une reconnaissance donnée par X, Y). Tout homme est acteur de sa vie. Un pays d’Hommes est un pays créateur. La question de la valorisation du patrimoine (défini par qui ?) défendu par des artistes reconnus (par qui, sur quelles bases ?), aboutira fatalement à de l’art officiel. C’est-à-dire au convenu, à la médiocrité à la flatterie, au cauchemar.
  • En revanche, celui qui créé résolument en se réclamant d’une tradition, celui-là doit avoir la possibilité et les moyens de le faire savoir. Il conforte le groupe humain dont il fait partie, il balise des voies. De même l’institution, ou l’organisation, qui créé dans une volonté de continuité, doit pouvoir être identifiée comme telle. Il faut absolument éviter « un art convenu » mais il faut encourager tout ce qui projette le basque dans le monde, par tous les moyens disponibles. C’est la création de richesse qui nous intéresse et non la seule reconduite d’expériences passées.
  • Les expériences menées dans le champ de la pastorale, des carnavals,etc. montrent que les formes les plus construites, réputées « ethniques » se reforment et se déforment avec les besoins nouveaux, c’est excellent. Les formes inconnues du « patrimoine » comme la peinture, la sculpture... voient le jour sur des bases radicalement inconnues de la tradition.... D’autres, comme la dans, la pelote, la musique chorale... continuent leur chemin de perfectionnement et appellent des créateurs à leur excellence. C’est parfait ! Il faut de tout.
  • Le patrimoine sera ce qu’il fut toujours, notre richesse. Ne l’asséchons pas en lui indiquant « des sauveurs » (les zartistes) et les autres (les piétons)... Laissons la vie suivre son cours, jetons des pincées de levain dans la pâte.



Posted by: Mikel DUVERT.2006/04/07 14:08:19.192 GMT+1

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