Parades charivariques à Irissarry
Sur la place publique
Ces manifestations théâtrales n'intervenaient qu'en dernier ressort, après que les personnes accusées de mauvaise conduite eussent refusé de verser de l'argent (ou donner du vin) à la jeunesse. Les personnes incriminées subissaient d'abord les "tutak" ou tapages nocturnes ; si elles n'accédaient pas aux requêtes des jeunes pour que le vacarme cesse, il était décidé d'organiser un "tobera" (appelé aussi tobera-mustra), la sanction charivarique sur la place publique.
Une longue préparation
Les nombreux acteurs de la représentation (150 à 200), tous des hommes, étaient mobilisés pour l'occasion. Préparer les costumes, rassembler des chevaux et des ânes pour le défilé. Souvent, les costumes de la Fête-Dieu (Besta-Berri) étaient utilisés, ils étaient aussi loués. Un charpentier-menuisier réalisait l'estrade sur la place. L'autorisation du curé était obtenue en échange d'argent. Le défilé précédant la manifestation payante, la cavalcade, se rendait du quartier Zelai jusqu'à la place.
Bertsolari et musicien
Lors de ces parades charivariques, le chant improvisé était omniprésent et primordial. En 1928, les deux bertsolari participants furent Larramendy de Saint-Michel et Larralde de Louhossoa. En 1937, Larramendy étant décédé depuis peu, son fils prit part avec Larralde. Pour la parade charivarique de 1928, le très réputé musicien Faustin Bentaberry (1869-1936) participa.
Source : Témoignage de Beñat Etcheverry "Feitero" recueilli lors de la collecte Eleketa du patrimoine oral du Pays Basque nord.


