Témoignage du compositeur Laurent MartinJ’ai assisté il y a de nombreuses années à une démonstration de « Zinta dantza » par un groupe folklorique de Saint-Jean-de-Luz. J’avais été frappé par la forme symétrique et très « optimiste » de cette danse. (…) Lors de mon invitation au Pays Basque pour le Projet Garat, j’ai raconté ce souvenir à Xavier Delette qui s’est alors démené pour transformer ce souvenir en projet. Le mot Zinta qui signifie ruban, mais aussi bande magnétique a suggéré de lui-même une musique électronique. La rencontre avec Beñat Achiary a fait le reste : en faisant appel à la grande palette de timbre dont il dispose, j’ai pu réduire le chant à une très lente montée en micro-intervalles (5 minutes pour monter d’une quarte !). Au sommet de la tension un cri interrompt le mouvement et ouvre une zone d’accalmie, puis le mouvement repart dans l’autre sens jusqu’au dénouement complet. Pendant tout ce voyage, il n’y a pas la moindre articulation mélodique. Rien d’autre que l’ondulation des différents vibratos des sons simplement maintenus comme un rappel supplémentaire des rubans colorés. Batekmila : Le singulier pluriel![]() Batekmila a reçu le label de la commission nationale française de l'UNESCO |