Architecture
Etxea, la maison des Basques C’est récemment qu’apparaissent les versions locales de deux types génériques forts différents: le « cantabro-aquitain », couvert de tuiles, en Navarre et au Labourd, et le modèle « pyrénéen », couvert d’ardoises, en Soule. Les modèles navarrais et labourdins, à partir d’un thème principal décliné ici en deux versions générales qui se croisent parfois et présentent de nombreuses variations, sont de volume simple et rectangulaire. Ils sont bâtis à l’origine à partir d’une nef unique, à l’aide d’une ossature en bois garnie postérieurement de pierres. Le modèle labourdin présente une façade principale à pan de bois surplombant le rez de chaussée maçonné et percé d’un porche intérieur, appelé "lorio", tandis que la façade du modèle navarrais est très souvent enrichie d’une porte centrée en plein cintre, en pierres appareillées et à claveaux surélevés. Ces pignons, orientés au soleil levant, sont l’objet d’un soin particulier : ils peuvent être agrémentés de balcons en bois, de fenêtres croisées, être ornés d’éléments sculptés en pierre ou en bois (linteaux, arcs, pierres d’angle, tableaux gravés d’épigrammes ou de date…). Au cours du temps et en fonction des besoins, le volume initial peut être rehaussé d’un à deux niveaux ou, sur terrain peu accidenté, se prolonger de part et d’autre des longs pans, en lui donnant un aspect dissymétrique. Le modèle souletin, d’un volume plus contrasté, présente des caractéristiques architecturales très différentes, proches des exemples béarnais et bigourdans. Mais ce qui distingue davantage encore l’etxe, la maison basque, ce sont les relations « occupants occupé », régies par la tradition et un code juridique particulier qui octroient à l’aîné de la famille le nom de la maison et lui imposent des obligations domestiques originales, quasi sacrées. Cette particularité du droit successoral favorise pendant longtemps une certaine pérennité et le maintien traditionnel de l’Etxe, tout au moins dans sa partie d’habitation. Devenus sensibles à son originalité et à son intérêt patrimonial, leurs héritiers, ou leurs nouveaux propriétaires, tentent parfois avec plus ou moins de bonheur, de la restaurer en l’adaptant le mieux possible à ses nouvelles destinations. L’avènement du régionalisme en architecture, né du retour aux valeurs paysannes et à l’art populaire à partir de la deuxième moitié du XIX° siècle, offre un nouveau visage à la maison basque qui a perdu sa fonction rurale. Sa traduction en villa de luxe, néo-basque, puis par la suite en maisons labourdines banalisées, est encore si forte qu’elle n’arrive pas, ou très peu, à être véritablement renouvelée. Devra-t-elle rester un témoignage patrimonial ou devenir source d’inspiration ? Tel est le défi lancé aux générations futures.
Compléments d'information
Centre-ressources
|
Abonnez-vous à l'agenda culturelRecevez chaque semaine sur votre email notre sélection de l'agenda culturel basque.Abonnez-vous ! ECHANGE CULTUREL - SEMAINE CULTURELLE7ème Semaine culturelle d'Hasparren THÉÂTRE - LANGUE BASQUEHila espos 12 Octobre 2008 ANIMATION - DANSEJournée du Mutxiko 12 Octobre 2008 SPECTACLE - KANTALDIPrimaderan 12 Octobre 2008 ANIMATION - MUSIQUETrikitixa eguna 12 Octobre 2008 CONCERT - CHANTMaddi Oihenart 12 Octobre 2008 ANIMATION - FÊTEJoaldun d'Hasparren - 20 ans 12 Octobre 2008 CONFÉRENCE - PATRIMOINELangue et culture basques 14 Octobre 2008 EXPOSITION - PHOTOGRAHIEEXPOSITION - PATRIMOINEEXPOSITION - ARTS PLASTIQUESEXPOSITION - MULTIMÉDIABatekmila - Les mondes basques EXPOSITION - ARTISANATGiraud - Escaffre - Abdallah - Liebard EXPOSITION - ARTS PLASTIQUES
|