2010/07/09 19:01:26.422 GMT+2
La Haute Soule a conservé huit églises romanes. Elles sont distantes parfois de quelques centaines de mètres les unes des autres. Une telle densité est plutôt rare. Elle correspond à la structure de l’habitat : dans les fonds de vallée un semis de villages très rapprochés et parfois minuscules. Cette disposition se retrouve en Navarre et dans plusieurs vallées des Pyrénées : vallée d’Aure, ou en val d’Aran. Les petites chapelles romanes sont là bas aussi nombreuses.
La chapelle romane d'Alçabéhéty
En Haute Soule, à côté d’églises relativement grandes telles Sainte-Engrâce ou Haux, il existe des monuments plus modestes qui frappent le visiteur par l’unité de leur style, leur sobriété, leur intégration dans le paysage. Certains ont traversé les siècles presque intacts, d’autres ont été plus ou moins remaniés. Ils sont le témoignage du dynamisme de notre vallée au XIIe siècle et de son ouverture aux échanges humains et culturels. Une douzaine de membres de notre association ont visité ces petits villages avec leurs églises, le 3 juillet dernier. Ils croyaient les connaître, ils sont allés de surprises en découvertes. Voir l’article de Robert Espelette. Photos Allande Dascon
Auteur: Robert Elissondo .2010/07/09 19:01:26.422 GMT+2
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2010/06/02 22:53:18.537 GMT+2
J'ai appris à lire et à écrire dans la petite
école située à mi-chemin entre Alos et Sibas. Les Alostars
montaient la côte, les Sibastars la descendaient pour se retrouver,
garçons et filles, grands et petits, dans la même salle de classe.
Les souvenirs ne vieillissent pas.
L’odeur du tablier tout neuf, celle de la salle de classe, bois et
poussière, l’encre et l’eau de Javel. Les bruits proches ou
lointains qui nous arrivaient au printemps par la fenêtre ouverte,
et dans la classe la mélopée de la table de multiplication récitée
en choeur et le crissement de la craie sur le tableau.

Il y avait dans la cour un grand
tilleul aux branches accueillantes. Au printemps, c’était le lieu
de nos ébats. A la récréation nous grimpions sur l’arbre. Chacun
y retrouvait son coin. Nous y avions établi nos maisons, nos
propriétés. A califourchon sur les branches, nous y retrouvions nos
rêves.
Quant à moi j’ai gardé dans ma
mémoire des images. C’est mon moyen de communication ; elles
peuvent parler sans parole.
Maddy Cornu a participé à notre dernière exposition "autrefois l'école" en réalisant une quinzaine de dessins et de gouaches. Elle y représente ses souvenirs d'enfance à l'école communale de Sibas.
Auteur: Maddy Cornu.2010/06/02 22:53:18.537 GMT+2
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2010/04/30 13:31:18.698 GMT+2
Il e

xiste quatre Mauléon en France. Quand on trouve ce nom dans un document ancien il faut prendre garde à ne pas se tromper de ville. Il ne s'agit pas nécessairement de Mauléon en Soule. Cet article de Joël Larroque explique l'origine des différents "Mauléon" et revient sur une erreur historiographique.
Voir l'article de Joël Larroque
Auteur: Joël Larroque.2010/04/30 13:31:18.698 GMT+2
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2010/04/14 17:52:06.918 GMT+2

Voici la biographie d'une figure marquante du patronat mauléonnais, un symbole de l'époque de l'industrie de l'espadrille. Entrepreneur aux idées novatrices, il a atteint une notoriété nationale, mais il a connu aussi la faillite. Mondain, aimant la publicité, exigeant avec ses ouvriers mais les payant mieux que les autres patrons, René Elissabide a eu incontestablement une vie très active.
Voir l'article de Robert Espelette.
Auteur: ikerzaleak.2010/04/14 17:52:06.918 GMT+2
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2010/04/09 22:40:41.407 GMT+2
Dans son rapport moral, Michèle Etchegoyhen a évoqué le travail fait pour l’exposition « il était une fois l’école en Soule ». Dominique Ebrard a présenté son travail sur la collection préhistorique Boucher et le livre qui devrait permettre de la faire connaître au public. La parution est prévue pour 2011. Elle sera financé par la Communauté des Communes de Soule dont le président était présent ce soir là parmi nous. On a parlé du château fort, d’un film sur les "hirondelles", de projets relatifs à l’émigration basque à l’histoire du paysage souletin. Les idées ne manquent pas.

L’association a aussi renouvelé son bureau. Michèle Etchegoyhen a exprimé son souhait de quitter la fonction de présidente après 10 ans de bons et loyaux services. Robert Elissondo a été élu pour prendre sa suite. Tous deux ont dit leur plaisir de travailler dans une association si dynamique où les initiatives « fusent ».
Michèle avait su encourager et coordonner les bonnes volontés. Elle était aussi la première à donner l’exemple, en proposant ses idées, en travaillant au service de tous. Nous comptons toujours sur elle. Le nouveau président s’efforcera de suivre cet exemple. Joël Larroque, René Sentucq toujours fidèles à leurs postes seront là pour l’assister.
Auteur: ikerzaleak.2010/04/09 22:40:41.407 GMT+2
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2010/03/11 15:49:21.712 GMT+1

Pour tous ceux qui s'intéressent au patrimoine de la Soule, deux évènements à ne pas manquer :
Assemblée générale d'Ikerzaleak
Rapport moral et financier, présentation de nos projets et renouvellement du bureau.
Vendredi 26 mars 2010 à 18 heures au centre multi-services, salle Irati à Mauléon
Inauguration de l'exposition "Il était une fois l'école en Soule"
Vendredi 2 avril 2010 à 19 heures à la maison du Patrimoine à Mauléon.
Auteur: ikerzaleak.2010/03/11 15:49:21.712 GMT+1
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2010/02/11 19:20:39.821 GMT+1
Pierre Araïnty (1907 1982) natif de Licq-Athérey, sous officier au Liban, s'engage dans la France Libre dès juin 1940. Il combat en Afrique de l'est et du nord et après la Seconde guerre mondiale participe aux guerres coloniales menées par la France. Revenu au pays natal pour sa retraite, il se consacre à l'élevage des brebis à Montory, puis se retire à Mauléon.
Voir sa biographie par Robert Espelette
Auteur: Robert Espelette.2010/02/11 19:20:39.821 GMT+1
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2010/01/17 19:46:45.137 GMT+1
C’est la question que peut inspirer
la lecture de les Gascons l’ouvrage de R. Mussot Goulard. En
historienne érudite elle donne des éclairages nouveaux sur le Haut
Moyen-Age dans le sud ouest de la France. Cette période qui s’étend
de la fin de l’empire romain à l’an mil est particulièrement
mal connue. Seuls quelques textes écrits par des moines du nord de
l’actuelle France et quelques autres rédigés en Espagne
permettent d’en éclairer un peu l’histoire.

Les barbares vus par un dessinateur du XIXe siècle
La Gascogne décrite par l’auteur
n’est pas celle d’aujourd’hui, mais un immense territoire qui
s’étendait de la Loire à l’Ebre. Elle était dominé par les
Goths, un peuple venu des bords de la Baltique qui après un long et
extraordinaire voyage, était entré dans l’empire romain, et avait
imposé sa présence par les armes. Les Goths se sont installés au
sud-ouest de la Gaule à la fin du Ve siècle et plus tard en
Espagne. Ils ont sans doute laissé des traces de leur présence dans
la toponymie. Ainsi Gotein pourrait être à l’origine un campement
ou maison de Goths. Ils ont constitué une aristocratie guerrière
qui a dominé la région et fréquemment désobei aux puissants rois
francs. Pour R. Mussot Goulard ce sont eux que les textes de l’époque
appelle « Wascones » qu’elle traduit par Gascons. Ce
sont ces Gascons là qui défont une armée franque dans le pays de
Soule en 637. Ce combat est le premier évènement historique attesté
dans notre province.

Le village de Gotein était-il à l'origine un campement goth? (maison franque reconstituée à Marle dans le nord)
On cherche en vain dans ce livre un
rapport entre les « wascones » du Haut Moyen-Age et les
Basques d’aujourd’hui. D’ailleurs ce dernier nom n’apparaît
pas une seule fois. La célèbre défaite de l’arrière-garde de
Charlemagne en 778 sur la crête des Pyrénées est attribuée à des
musulmans d’origine gothe, mais pas aux Basques.

Monnaie mérovingienne trouvée à Bordeaux
Si les Goths ont eu une telle
importance au point de faire oublier les peuples qui existaient
avant, pourquoi ce territoire s’appelle Wasconia (Gascogne) et non
pas « Gothie ». Les Wascons étaient un peuple que les
Romains avaient rencontré au moment de leur conquête dans la région
de Pampelune et Huesca. Pourquoi ne parle-t-on pas aujourd’hui un
dialecte germanique apporté par les Goths, mais le basque une langue
dont les origines sont bien antérieures à leur venue?
Cette curieuse entreprise de négation
est peut être l’aboutissement d’une thèse intéressante mais
poussée trop loin. Les Goths ont laissé une influence durable dans
le sud ouest de la France et le Pays basque. Nous avons peut être
des ancêtres goths. Mais comme les autres barbares, ils se sont
assimilés à la majorité de la population. Une partie était de
langue latine : on les appelle Gascons. Un autre partie parlait une
langue indigène d’origine ancienne. Leurs descendants sont
aujourd’hui les Basques.
Pour aller plus loin : les Gascons de Renée Mussot-Goulard aux éditions Atlantica
Auteur: Robert Elissondo.2010/01/17 19:46:45.137 GMT+1
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2009/12/20 10:31:35.737 GMT+1
Deux siècles de la vie du village à travers l'histoire de ses curés.
Des hommes influents et aux fortes personnalités. En 1793, un vicaire
de la paroisse règle à coups de poings une querelle avec ses
paroissiens. Au milieu du XIXe siècle, l'abbé Onnainty est un curé
bâtisseur. Il fait agrandir l'église paroissiale, restaurer la chapelle
Saint Joseph. Les habitants lui doivent aussi la construction de la
route qui relie le village à Tardets.
Voir l'article
Auteur: Robert Espelette.2009/12/20 10:31:35.737 GMT+1
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2009/09/17 13:49:31.495 GMT+2
Les Pyrénées ont toujours été une
zone d’échanges. Après l’an Mil le flux des voyageurs et des
marchandises augmente. Certes on est loin des milliers de camions et
de voitures qui passent tous les jours en ce début de XXIe siècle
sur la côte basque. Mais les caravanes d’ânes et de mulets, les
chevaliers, les moines, les migrants venus parfois de loin
traversaient les Pyrénées attirés par les richesses de l’Espagne,
l’espoir de postes prestigieux ou d’une vie meilleure.
La vallée de Soule était-elle
concernée par ces déplacements ?. Un certain nombre d’indices
permettent de le penser. Les églises romanes sont nombreuses en
Haute Soule. Des bâtisseurs venus de l’extérieur sont venus y
travailler. Il y avait aussi des hôpitaux : l’Hôpital de
Miséricorde (Hôpital-Saint-Blaise) et l’hôpital d’Ordiarp. Il
en existait peut être d’autres près de Mauléon à Berraute et à
Larrau. En 1122, le roi d’Aragon Alphonse le Batailleur traverse le
Béarn puis la Soule avant de se rendre dans son royaume de Navarre.
D’autres chevaliers ont certainement emprunté cet itinéraire.
Beaucoup de ces voyageurs étaient considérés comme des pèlerins
car ils visitaient les sanctuaires qu’ils trouvaient sur leur
route.
On croit aujourd’hui que ces hôpitaux
ont été créés pour les pèlerins de Compostelle et que la Soule
était traversée par un « chemin de saint-Jacques ». Les
dernières recherches historiques démontrent qu’il n’en est
rien. Ces pèlerins ont été en réalité beaucoup moins nombreux
qu’on le croit et si certains sont passés en Soule c’est plutôt
entre le XVIe siècle et le XVIIIe siècle. Une enquête de 1623 dit
au sujet d’Ordiarp « ce lieu est à l’écart du chemin droit des
pèlerins, [et] on n’y voit que de rares pèlerins venus du
Languedoc ou de Toulouse ».

L'Hôpital-Saint-Blaise étape sur la route de piémont
La Soule a joué un certain rôle dans
les échanges transpyrénéens au XIIe siècle et peut être au
début du XIIIe. Mais par la suite, les flux se sont déplacés plus
à l’ouest. Le développement de Bayonne et des ports de la côte
basque, la construction de solide ponts de pierre sur les gaves
Béarnais ont attiré les marchands et les autres voyageurs.
L’Hôpital-Saint-Blaise ou Ordiarp ne sont pas développés. Ils
sont restés de modestes villages qui ont conservé leur église
romane.
Pour aller plus loin :
L'Hôpital-Saint-Blaise, histoire, art et croyances sur les routes pyrénéennes du XIIe au XIXe siècle par Robert Elissondo, éditions Atlantica 2009
Auteur: Robert Elissondo.2009/09/17 13:49:31.495 GMT+2
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