2009/06/27 15:37:57.743 GMT+2
Deux de nos expositions seront visibles cet été
"Les Transports en Soule au début du 20è siècle" est présentée à TARDETS, Salle Etxahun depuis le 26 Juin. Vous y verrez des images du bon vieux "tram" POM ainsi que le train de Ste Engrace!
"Les Retables de Soule, ou l'art baroque au début du 18è siècle" sera présentée à MONTORY du 12 Juillet au 9 Août, tous les jours de 10h30 à midi et de 16h à 19h, a la Grang'Expo ( en partant de l'Auberge l'Etable prendre la rue du bas du village) Accessible à tous publics. Libre participation.
Tous les jeudis de juillet et août , visite guidée du village et de l'église de Montory . Départ à 17h devant l'accueil des "CHALETS DE SOULE", (suivre panneaux Chalets de Soule") durée 1h1/2 env.
Auteur: ikerzaleak.2009/06/27 15:37:57.743 GMT+2
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2009/05/01 15:02:13.820 GMT+2
La presse fait écho ces jours ci des
commémorations de la création du camp de Gurs en avril 1939, il y a
70 ans. Elles nous rappellent l’époque tragique de la guerre
civile d’Espagne entre 1936 et 1939. Mauléon et la Soule ont été
affectés par ces évènements.
Voir l'article de Robert Elissondo
Internés basques au Camp de Gurs, été 1939. Coll. de la maison du Patrimoine à Oloron.
Auteur: Robert Elissondo .2009/05/01 15:02:13.820 GMT+2
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2009/03/22
L’Association Ikerzaleak continue son travail de recherche en vue
de préparer sa nouvelle exposition.
Nous souhaitons montrer les évolutions depuis les écoles
communales payantes, les écoles religieuses, gratuites jusqu’à la fin
du 19è siècle, les débuts du Secondaire avec la création des Cours
Complémentaires, devenus Collèges d’Enseignement Général, puis Collèges.
Notre travail contribuera à "ressusciter" ces écoles dispersées dans nos villages et nos hameaux, aujourd'hui disparues.
Nous ne voulons pas oublier non plus l’émergence de l’enseignement
agricole, avec la création des Ecoles Ménagères et des Ecoles
d’Agriculture vers le milieu des années cinquante, ou l’enseignement
professionnel avec le Lycée Champo.

Ecole communale de Licq en Haute Soule
Pour avoir un aperçu de notre travail voir :
un article de Michèle Etchegoyhen sur l'école communale de Charitte au XIXe siècle.Les habitants de ce village ont dû attendre 70 ans pour avoir une vraie maison d'école!
Un autre article consacré aux écoles de Montory aux XIXe et XXe siècles.Si vous avez des idées, des documents, ou si vous voulez nous donner un coup de main, rejoignez-nous.
Auteur: ikerzaleak.2009/03/22
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2009/03/22
Le Vendredi 27 mars 2009 à 18 heures à la Maison Interprofessionnelle de Tardets, salle Etxahun.
- Bilan moral et des activités 2008
- Bilan financier
- Projets 2009 et réponses aux questions diverses.
Nous comptons beaucoup sur votre présence car votre soutien nous est cher.
Amicalement
Michèle ETCHEGOYHEN
Auteur: ikerzaleak.2009/03/22
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2009/01/18
Sur
le territoire d'Ordiarp, Arangorena est le quartier le plus éloigné
du village. Au pied du versant nord du massif des Arbailles, couvert
de sombres forêts, le versant sud est encore partiellement cultivé.
Vers l'ouest le col de Naphal est occupé chaque automne par un vaste
filet pour la capture des palombes. Le chemin qui monte en faisant
des lacets est un très ancien chemin de transhumance.
C'est là vers
1780 que plusieurs paysans sans terre décident de s'installer. La
Soule vit alors une véritable explosion démographique. La
population a été peut être multipliée par 4 depuis le début du
XVIIème siècle. Les terres disponibles ne suffisent pas à nourrir
cette population de plus en plus nombreuse. Sur les versants et dans
les vallées les plus accessibles les occupations de terre et les
défrichements se multiplient. Les bordes isolées se transforment en
maisons. Tout cela est plus ou moins légal et plus ou moins bien
accepté par les maîtres des maisons déjà existantes. A Ordiarp,
l’installation des cinq « colons » d’Arangorena
suscite la colère des habitants, et plus particulièrement celle des
familles les plus aisées qui envoyaient les troupeaux les plus
considérables sur les versants des collines et à la montagne. Les
terres défrichées étaient leurs terrains de parcours. Un procès
est engagé. En 1783, les habitants d’Ordiarp se rendent en force
sur les lieux pour abattre les clôtures. L'année suivante deux des
usurpateurs se rendent à pied à Versailles demander au roi la
propriété des terres défrichées. Est-ce pour le remercier que
l'une des maisons est appelée « Erregia »: roi? Après
plusieurs décennies de procès, les défrichements sont légalisés
au milieu du XIXème siècle. Ces terres si disputées il y 200 ans
étaient les dernières disponibles et donc les plus difficiles. Il
fallait beaucoup de courage pour labourer ou récolter le fourrage
sur ces pentes abruptes. Aujourd'hui une partie est retournée à la
friche.
Auteur: Robert Elissondo.2009/01/18
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2009/01/17
Au congrès de la tradition basque en
1897, Charles Bordes évoque ce personnage : « improvisateur
digne du nom de poète, assez mauvais sujet, a composé des centaines
de chansons satiriques. J’ai nommé Topet Etxahun de Barcus,
célèbre dans toutes les auberges du Pays basque... et même au
tribunal de Saint Palais ».
Poète populaire donc à l’état
brut. Si les bourgeois l’ont ignoré, le peuple a transmis ses
chansons jusqu’à nous. Il y a la légende: écrits du père Lhande
en 1923, de l’abbé Picochet. la pastorale de 1953 s’est inspirée
de ces écrits et de la mémoire populaire souvent infidèle.
Il faudra attendre la remarquable thèse
de Jean Haritschellar en 1968 pour mieux connaître la réalité.

Vous allez de Barcus à la Madeleine et
à Tardets. Quelques kilomètres, un pont à gauche et une rude
montée. Un kilomètre plus haut une plaque. Ici à gauche était la
maison de Pierre Topet : Etxahunia ( la bonne maison).
A écouter ses longs et superbes poèmes
autobiographiques, il fut un malheureux, un maudit, mal aimé de
toute sa famille « Amak idor bihotza bai eta thitia » «
mère au coeur sec, et le sein aussi ». Traité comme un
« bastart » (batard en béarnais), forcé à travailler
durement malgré sa faiblesse. On l’obligea à quitter celle qu’il
aimait sous la menace de le déshériter. Bref, le malheureux des
malheureux!
Il eut une vie tumultueuse,
désordonnée, violente : un mariage forcé ; un coup de hache ; un
coup de fusil ; une affaire de faux louis ; la grange de son ennemie
brûlée ; les tribunaux de Saint Palais et de Pau : la prison ; le
faux testament ; les fuites ; les pèlerinages ; une vieillesse
errante.
A côté de ses longues élégies, il a
produit des chants ironiques, satiriques. Son esprit plein de finesse
y envoie son venin. Mais il y a parfois de la gentillesse.
La grande obsession de sa vie : être
un personnage important un « primu » (héritier), maître
d’une maison, propriétaire respecté.
En 1953 Lohidoy fut le « sujet »
(rôle principal) de la pastorale consacrée à Etxahun. J’aimais
beaucoup : « un sauvage chanté par un « sauvage ».
J’entends par « sauvages » ces fleurs qui poussent dans
les champs et dans les bois, sans soin, et qui sont si belles
miraculeusement.
Un grand poète paysan chantant pour
son peuple.
Le paysage que pouvait voir de chez lui Pierre Topet Etxahun.
Pour aller plus loin
Etxahun Barkoxe du poète populaire au
mythe littéraire de Jean Casenave
http://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/06/54/89/PDF/Etxahun-Barkoxe.pdf
Les poèmes de topet Etxahun en texte
intégral dans le site Bertso eta olerkien hemeroteka (en basque
uniquement)
http://urkiza.armiarma.com/cgi-bin/urkiza/EBMODEGI.pl?Letra=T&Egile=6131
Auteur: P.P. Dalgalarrondo.2009/01/17
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2008/11/18 21:49:50.029 GMT+1
Notre association a travaillé sur les répercussions de la Première guerre mondiale en Soule. Elle est associée aux commémorations.
-L'exposition la Soule pendant la Guerre de 1914-1918 est présentée à la Maison du Patrimoine jusqu'au 29 novembre prochain.

Pour aller plus loin :
Une évocation de l'annonce de l'armistice à Mauléon le 11 novembre 1918 (voir ci-dessous)
Lire l'article de Michèle Etchegoyhen : Charles de Menditte, le vagabond de la Grande guerre.
Voir notre exposition la Soule dans la guerre de 1914-1918. Attention fichier de 9,4 MO
Voir le témoignage de Marie-Jo Mujica : à la recherche d'un grand père disparu.
Le monument aux morts de Mauléon
Auteur: ikerzaleak.2008/11/18 21:49:50.029 GMT+1
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2008/11/10 19:17:43.150 GMT+1
Un article du bulletin paroissial de
décembre 1918 raconte l’évènement.
« L’armistice de la Saint
Martin
Dès que la nouvelle eût
transpiré de la sous-préfecture, de la place on courait
vers l’église, on voulait monter à l’assaut du
clocher. «La cloche, la cloche ! c’est la victoire » !
[…]
Les ateliers ferment de suite, tout le
monde quitte le travail, des groupes bruyants, nombreux, débouchent
de toutes les rues sur la place. Les valides et les invalides sont
bientôt là. Des figures pâles, émaciées,
ravagées par la grippe, et pourtant rayonnantes de joie,
apparaissent un peu partout les épaules enveloppées de
gros châles ou de lourds manteaux. Tout le monde veut être
de la fête. On pavoise en toute hâte.
Voici venir les pupilles, les chasseurs
basques, dans leurs élégants costumes, les drapeaux et
bannières des diverses sociétés, puis sur des
piques, les têtes artistement crayonnées par M.D.S. de
MM Clémenceau et Foch : on les accueille par d’enthousiastes
acclamations. Puis apparaissent les têtes de Guillaume et du
Kronprinz, du même auteur, ces caricatures sont copieusement
huées. Enfin se groupe tout le conseil municipal, M. le maire
harangue la foule, se fait applaudir vigoureusement. [...]
La joie populaire coule à plein
bord, c’est une joie franche, saine, bienfaisante, sans la moindre
note discordante : elle est naturellement fort bruyante, mais d’une
correction parfaite. Ce furent des moments inoubliables. C’était
la Saint Martin, le déménagement des Boches ».

Le 11 novembre on manifeste sa joie à Paris et dans beaucoup d'autres villes. Mais tant d'hommes de femmes et d'enfants pleurent en silence...
Ce jour là Mauléon vit la
même liesse que toute les villes des pays alliés. Cette
joie est réelle car on espère que l’armistice mettra
fin aux privations endurées pendant plus de quatre ans, et
qu’il rendra les hommes à leurs foyers. Mais ce n’est
certainement pas le sentiment dominant à cette époque.
Le texte ne parle pas de ceux qui sont
restés chez eux et qui n’ont pas le coeur à la fête.
« Un million quatre cent mille morts, cela fait combien de
larmes » écrivait Roland Dorgelès. Combien
sont restés chez eux murés dans leur silence et dans
leur douleur? Sur le monument aux morts de Mauléon on compte
86 noms. Le village de Barcus pourtant trois fois moins peuplé
en compte autant. Et que dire du petit village de Laguinge Restoue en
Haute Soule qui a perdu 25 des siens, c’est à dire environ
1/3 des hommes adultes. La guerre de 1914-1918 a causé la mort
d’environ un millier de Souletins, ce qui représente plus
d’un homme sur cinq dans la tranche d’âge des 18-40ans.
Pour les survivants la vie est
difficile. Le texte évoque ces personnes au « visage
émacié » et portant de lourds manteaux ; on
est au coeur de la terrible de grippe espagnole qui fit beaucoup
plus de morts que la première guerre mondiale.
Les difficultés du quotidien en
1918 c’est aussi la hausse des prix et les salaires qui ne suivent
pas. Les ouvriers de Mauléon sont durement touchés et
arrivent à peine à survivre. Le texte ne dit pas un mot
de leur colère. Elle se manifeste par des grèves, des
manifestations. En 1917, des tirailleurs sénégalais
sont envoyés dans la ville pour briser un premier mouvement.
L’agitation continue les trois années suivantes, entretenue
par les arrestations et l’obstination des patrons. En avril 1920
une longue grève paralyse l’ensemble des usines.
La fête
de l’armistice n’est qu’une courte éclaircie dans une
période particulièrement difficile. La fin de la
guerre, ce n’était pas la paix, ni le retour à une
vie moins difficile. Et les morts eux seraient à jamais
absents.
Auteur: Robert Elissondo.2008/11/10 19:17:43.150 GMT+1
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2008/10/07
Dans le cadre des Journées du Patrimoine, IKERZALEAK a rendu hommage à deux grands "créatifs" : Etxahun-Koblakaria et Etxahun-Iruri.
Pierre Bordazarre dit Etxahun Iruri
La soirée était plus particulièrement dédiée à ce dernier, qui aurait eu 100 ans cette année, mais il était difficile de parler de l'un sans évoquer l'autre. Pour sa part, P.Paul Dalgalarrondo a fait revivre avec passion et talent Etxahun-Barkoxe. Jean Lougarot a retracé la vie d'Etxahun-Iruri avec le regard particulier de l'AMI et du complice, complété par le précieux témoignage du fils, Allandou Bordaçarre. Une mention particulière pour les chanteurs de Xiberuko Zohardia et le duo Michel Arotce Michel Etchecopar.
Lire le texte de l'intervention de Jean Lougarot
Auteur: R . Espelette.2008/10/07
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2008/09/30 19:01:44.660 GMT+2
Lorsqu’on s’arrête à
la place des Allées de Mauléon, on ne peut manquer de
remarquer l’hôtel de Maytie, cette grande demeure flanquée
de quatre tours et couverte par un toit d’une hauteur remarquable.
Elle fut construite au tout début du XVIIème siècle
par Arnaud de Maytie, certainement le personnage marquant de
l’histoire de la Soule à cette époque. Héritier
d’une noble lignée souletine, qui pendant les guerres de
religions s’était opposé à la Réforme
protestante, Arnaud était devenu évêque d’Oloron
et mettait toute son énergie pour restaurer le culte
catholique.
Il fit construire cette demeure dans ce
qui était alors la campagne, aux portes de Mauléon. La
construction a gardé quelques caractères médiévaux,
mais c’est avant tout un monument de la fin de la Renaissance,
qu’on peut aussi qualifier de « baroque ».
Parmi les nombreux trésors que le visiteur peut découvrir
à l’intérieur se trouve cette grande cheminée.
Edifiée en pierre avec des élèments de décor
en stuc, elle est probablement l’oeuvre d’artistes italiens
itinérants. On a pas conservé leurs noms, mais cette
oeuvre témoigne de leur remarquable talent. On y trouve tous
les caractères de l’art de la Renaissance : l’organisation
rigoureuse, la recherche d’harmonie et d’équilibre des
différentes parties, l’inspiration antique des drapés
et des corps. Les deux personnages féminins de part et d’autre
du manteau seraient la déesse Démeter et sa fille
Perséphone. Perséphone aurait perdu sa tête un
jour d’émeute en 1661, quand Matalas et ses paysans révoltés
envahirent le château. Deux puttis -enfants joufflus- tiennent
une couronne de lauriers au dessus du monogramme AM, les initiales
d’Arnaud de Maytie. Le portrait placé au dessus est celui de
son petit neveu qui fut lui aussi évêque d’Oloron,
pendant le règne de Louis XIV.
Cette cheminée monumentale a
moins une fonction utilitaire qu’une fonction politique. Comme
l’ensemble du monument, elle est une oeuvre à la gloire de
la famille de Maytie. Le luxe du décor, l’habileté
des artistes, les emprunts à l’art italien qui était
alors tellement à la mode, tout cela dans une province
éloignée, ne pouvaient qu’impressionner les
visiteurs. Arnaud de Maytie n’a résidé que peu de
temps dans le château qu’il avait fait construire. Mais
celui-ci est resté la propriété de sa famille,
et ce sont ses descendants qui aujourd’hui encore l’habitent et
l’ouvrent au public.
Visites du 1er juillet au 20 septembre.
Horaires: matin : 11h ; aprés midi : 15h, 16h15 et 17h 30.
Jours de fermeture: le jeudi et le dimanche matin.
Pour les groupes, accueil toute l'année
sur réservation.Tel: 05 59 28 04 18 - Fax: 05 59 28 19 67
Auteur: Robert Elissondo.2008/09/30 19:01:44.660 GMT+2
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