2008/11/18 22:26:44.136 GMT+1
L’Association Ikerzaleak à commencé
son travail de recherche en vue de préparer sa nouvelle exposition;
nous souhaiterions pouvoir « ressusciter » certaines écoles aujourd’hui fermées,
quelquefois en ruines, et qui pourtant ont connu leurs heures de gloire.
Nous souhaitons aussi montrer les évolutions
depuis les écoles communales payantes, les écoles religieuses, gratuites
jusqu’à la fin du 19è siècle, les débuts du Secondaire avec la
création des Cours Complémentaires, devenus Collèges d’Enseignement
Général, puis Collèges.
Nous ne voulons pas oublier non plus
l’émergence de l’enseignement agricole, avec la création des
Ecoles Ménagères et des Ecoles d’Agriculture vers le milieu des
années cinquante, ou l’enseignement professionnel avec le L.E.P.

Ecole communale de Licq en Haute Soule
Voilà en quelques lignes notre travail
des prochains mois; si ce programme vous inspire nous serons ravis
de vous accueillir dans nos groupes.
Seules conditions : de la bonne humeur
et des idées !
Auteur: Robert Espelette.2008/11/18 22:26:44.136 GMT+1
Catégories:
actualité
| Permalink
| Commentaires (0)
| Références: (0)
2008/11/18 21:49:50.029 GMT+1
Notre association a travaillé sur les répercussions de la Première guerre mondiale en Soule. Elle est associée aux commémorations.
-L'exposition la Soule pendant la Guerre de 1914-1918 est présentée à la Maison du Patrimoine jusqu'au 29 novembre prochain.

Pour aller plus loin :
Une évocation de l'annonce de l'armistice à Mauléon le 11 novembre 1918 (voir ci-dessous)
Lire l'article de Michèle Etchegoyhen : Charles de Menditte, le vagabond de la Grande guerre.
Voir notre exposition la Soule dans la guerre de 1914-1918. Attention fichier de 9,4 MO
Voir le témoignage de Marie-Jo Mujica : à la recherche d'un grand père disparu.
Le monument aux morts de Mauléon
Auteur: ikerzaleak.2008/11/18 21:49:50.029 GMT+1
Catégories:
actualité
| Permalink
| Commentaires (0)
| Références: (0)
2008/11/10 19:17:43.150 GMT+1
Un article du bulletin paroissial de
décembre 1918 raconte l’évènement.
« L’armistice de la Saint
Martin
Dès que la nouvelle eût
transpiré de la sous-préfecture, de la place on courait
vers l’église, on voulait monter à l’assaut du
clocher. «La cloche, la cloche ! c’est la victoire » !
[…]
Les ateliers ferment de suite, tout le
monde quitte le travail, des groupes bruyants, nombreux, débouchent
de toutes les rues sur la place. Les valides et les invalides sont
bientôt là. Des figures pâles, émaciées,
ravagées par la grippe, et pourtant rayonnantes de joie,
apparaissent un peu partout les épaules enveloppées de
gros châles ou de lourds manteaux. Tout le monde veut être
de la fête. On pavoise en toute hâte.
Voici venir les pupilles, les chasseurs
basques, dans leurs élégants costumes, les drapeaux et
bannières des diverses sociétés, puis sur des
piques, les têtes artistement crayonnées par M.D.S. de
MM Clémenceau et Foch : on les accueille par d’enthousiastes
acclamations. Puis apparaissent les têtes de Guillaume et du
Kronprinz, du même auteur, ces caricatures sont copieusement
huées. Enfin se groupe tout le conseil municipal, M. le maire
harangue la foule, se fait applaudir vigoureusement. [...]
La joie populaire coule à plein
bord, c’est une joie franche, saine, bienfaisante, sans la moindre
note discordante : elle est naturellement fort bruyante, mais d’une
correction parfaite. Ce furent des moments inoubliables. C’était
la Saint Martin, le déménagement des Boches ».

Le 11 novembre on manifeste sa joie à Paris et dans beaucoup d'autres villes. Mais tant d'hommes de femmes et d'enfants pleurent en silence...
Ce jour là Mauléon vit la
même liesse que toute les villes des pays alliés. Cette
joie est réelle car on espère que l’armistice mettra
fin aux privations endurées pendant plus de quatre ans, et
qu’il rendra les hommes à leurs foyers. Mais ce n’est
certainement pas le sentiment dominant à cette époque.
Le texte ne parle pas de ceux qui sont
restés chez eux et qui n’ont pas le coeur à la fête.
« Un million quatre cent mille morts, cela fait combien de
larmes » écrivait Roland Dorgelès. Combien
sont restés chez eux murés dans leur silence et dans
leur douleur? Sur le monument aux morts de Mauléon on compte
86 noms. Le village de Barcus pourtant trois fois moins peuplé
en compte autant. Et que dire du petit village de Laguinge Restoue en
Haute Soule qui a perdu 25 des siens, c’est à dire environ
1/3 des hommes adultes. La guerre de 1914-1918 a causé la mort
d’environ un millier de Souletins, ce qui représente plus
d’un homme sur cinq dans la tranche d’âge des 18-40ans.
Pour les survivants la vie est
difficile. Le texte évoque ces personnes au « visage
émacié » et portant de lourds manteaux ; on
est au coeur de la terrible de grippe espagnole qui fit beaucoup
plus de morts que la première guerre mondiale.
Les difficultés du quotidien en
1918 c’est aussi la hausse des prix et les salaires qui ne suivent
pas. Les ouvriers de Mauléon sont durement touchés et
arrivent à peine à survivre. Le texte ne dit pas un mot
de leur colère. Elle se manifeste par des grèves, des
manifestations. En 1917, des tirailleurs sénégalais
sont envoyés dans la ville pour briser un premier mouvement.
L’agitation continue les trois années suivantes, entretenue
par les arrestations et l’obstination des patrons. En avril 1920
une longue grève paralyse l’ensemble des usines.
La fête
de l’armistice n’est qu’une courte éclaircie dans une
période particulièrement difficile. La fin de la
guerre, ce n’était pas la paix, ni le retour à une
vie moins difficile. Et les morts eux seraient à jamais
absents.
Auteur: Robert Elissondo.2008/11/10 19:17:43.150 GMT+1
Catégories:
évènement
| Permalink
| Commentaires (0)
| Références: (0)
2008/10/07
Dans le cadre des Journées du Patrimoine, IKERZALEAK a rendu hommage à deux grands "créatifs" : Etxahun-Koblakaria et Etxahun-Iruri.
Pierre Bordazarre dit Etxahun Iruri
La soirée était plus particulièrement dédiée à ce dernier, qui aurait eu 100 ans cette année, mais il était difficile de parler de l'un sans évoquer l'autre. Pour sa part, P.Paul Dalgalarrondo a fait revivre avec passion et talent Etxahun-Barkoxe. Jean Lougarot a retracé la vie d'Etxahun-Iruri avec le regard particulier de l'AMI et du complice, complété par le précieux témoignage du fils, Allandou Bordaçarre. Une mention particulière pour les chanteurs de Xiberuko Zohardia et le duo Michel Arotce Michel Etchecopar qui ont fait oublier la défaillance technique du diaporama.
Lire le texte de l'intervention de Jean Lougarot
Auteur: R . Espelette.2008/10/07
Catégories:
actualités
| Permalink
| Commentaires (0)
| Références: (0)
2008/09/30 19:01:44.660 GMT+2
Lorsqu’on s’arrête à
la place des Allées de Mauléon, on ne peut manquer de
remarquer l’hôtel de Maytie, cette grande demeure flanquée
de quatre tours et couverte par un toit d’une hauteur remarquable.
Elle fut construite au tout début du XVIIème siècle
par Arnaud de Maytie, certainement le personnage marquant de
l’histoire de la Soule à cette époque. Héritier
d’une noble lignée souletine, qui pendant les guerres de
religions s’était opposé à la Réforme
protestante, Arnaud était devenu évêque d’Oloron
et mettait toute son énergie pour restaurer le culte
catholique.
Il fit construire cette demeure dans ce
qui était alors la campagne, aux portes de Mauléon. La
construction a gardé quelques caractères médiévaux,
mais c’est avant tout un monument de la fin de la Renaissance,
qu’on peut aussi qualifier de « baroque ».
Parmi les nombreux trésors que le visiteur peut découvrir
à l’intérieur se trouve cette grande cheminée.
Edifiée en pierre avec des élèments de décor
en stuc, elle est probablement l’oeuvre d’artistes italiens
itinérants. On a pas conservé leurs noms, mais cette
oeuvre témoigne de leur remarquable talent. On y trouve tous
les caractères de l’art de la Renaissance : l’organisation
rigoureuse, la recherche d’harmonie et d’équilibre des
différentes parties, l’inspiration antique des drapés
et des corps. Les deux personnages féminins de part et d’autre
du manteau seraient la déesse Démeter et sa fille
Perséphone. Perséphone aurait perdu sa tête un
jour d’émeute en 1661, quand Matalas et ses paysans révoltés
envahirent le château. Deux puttis -enfants joufflus- tiennent
une couronne de lauriers au dessus du monogramme AM, les initiales
d’Arnaud de Maytie. Le portrait placé au dessus est celui de
son petit neveu qui fut lui aussi évêque d’Oloron,
pendant le règne de Louis XIV.
Cette cheminée monumentale a
moins une fonction utilitaire qu’une fonction politique. Comme
l’ensemble du monument, elle est une oeuvre à la gloire de
la famille de Maytie. Le luxe du décor, l’habileté
des artistes, les emprunts à l’art italien qui était
alors tellement à la mode, tout cela dans une province
éloignée, ne pouvaient qu’impressionner les
visiteurs. Arnaud de Maytie n’a résidé que peu de
temps dans le château qu’il avait fait construire. Mais
celui-ci est resté la propriété de sa famille,
et ce sont ses descendants qui aujourd’hui encore l’habitent et
l’ouvrent au public.
Visites du 1er juillet au 20 septembre.
Horaires: matin : 11h ; aprés midi : 15h, 16h15 et 17h 30.
Jours de fermeture: le jeudi et le dimanche matin.
Pour les groupes, accueil toute l'année
sur réservation.Tel: 05 59 28 04 18 - Fax: 05 59 28 19 67
Auteur: Robert Elissondo.2008/09/30 19:01:44.660 GMT+2
Catégories:
lieu
| Permalink
| Commentaires (0)
| Références: (0)
2008/09/03

La nouvelle exposition d'Ikerzaleak, " les médecines populaires en Soule " présente de nombreux documents et témoignages sur les médecines d'autrefois : les traitements par les plantes, les sources thermales de la vallée, l'action des guérisseurs.
L'exposition est présentée durant tout le mois de septembre à TARDETS, Maison interprofessionnelle, SALLE ETXAHUN. Ouvert tous les jours
Voir document : Sources et eaux thermales en Soule
Auteur: ikerzaleak.2008/09/03
Catégories:
actualité
| Permalink
| Commentaires (0)
| Références: (0)
2008/08/29
Voilà un aspect bien oublié
de notre passé. La Soule comme la plupart des vallées
pyrénéennes a été un pays de mines et
de métallurgie. Plusieurs filons de minerai de fer ont été
exploités en Haute Soule : à Montory, Haux,
Bostmendietta et Burkegi à Larrau. Entre 1740 et 1870
plusieurs forges ont fonctionné à Haux, Atherey, licq
et la plus importante à Larrau.
A quelques kilomètres en
contrebas du village, au bord du ruisseau sur la route d’Irati on
devine cachés par la végétation, des vestiges de
bâtiments. Il y avait là une véritable usine
employant jusqu’à 150 personnes.

Des ruines enfouies dans la végétation. Voilà tout ce qui reste des forges de Larrau
La forge d’Udoipeia-c’est son
véritable nom- a probablement commencé à
travailler vers 1730-1740. Le minerai de fer provenait des montagnes
de Haute Soule et était transporté à dos de
mulet ou à dos d’homme. Le ruisseau fournissait l’énergie
pour les martinets qui battaient le fer. Pour la fonte et le travail
du métal, il fallait d’importantes quantités de
charbon de bois. Celui-ci était produit dans les forêts
des montagnes de Haute Soule par des dizaines de charbonniers. Avant
la révolution, la forge consommait chaque année
l’équivalent de 7 hectares de forêt!
Les méthodes de fabrication du
métal sont au début très archaïques.
Pendant des heures il faut chauffer le minerai avec des soufflets,
marteler le produit de la fonte pour obtenir une petite masse de fer
de mauvaise qualité. Des améliorations sont apportées
progressivement. Peu avant 1789 un système de soufflerie
beaucoup plus puissant fonctionne grâce à une chute
d’eau. En 1836-1837 on construit un haut fourneau de 10 mètres
de haut. Les gestionnaires de la forge font appel à des
ouvriers qualifiés venus de Navarre, et plus tard de
Franche-Comté. Une petite société très
multiculturelle vit autour des forges. On y parle français et
les divers dialectes basques. C’est dans ce milieu très
ouvert que naît Clémence Richard (1830-1915) amie puis
épouse de Lucien Bonaparte, et qui a participé à
ses travaux sur la langue basque.
Malgré les améliorations
techniques et la qualité de la main-d’oeuvre, la forge de
Udoipeia n’a que rarement connu la prospérité. Les
difficultés de l’exploitation était multiples : un
minerai de qualité médiocre extrait loin de l’atelier,
en montagne, dans des filons vite épuisés ; les
caprices du climat : en 1800, un violent orage détruit le
site. Le métal produit, en faible quantité, devait être
acheminé à Tardets à 20 km de là à
dos de mulet. L’arrivée du chemin de fer et des produits
métallurgiques de la grande industrie moderne a vite eu raison
des forges pyrénéennes. Celle de Larrau a cessé
de fonctionner en 1870.
Source : site minier de Burkegi et site
métallurgique d’Udoipeia à Larrau par Eric Dupré
et Christian Saint-Arroman dans la revue Ikuska n°6 1994
Pour une description précise du
travail de la forge de Larrau avant la Révolution voir
Description des gîtes de minérai et des bouches à
feu de la France par M. le baron De Dietrich. 1786-1800. 3 vol. Voir
tome 1 p. 447 et suivantes : description des minerais et forges de
Soule et de Basse Navarre.
Auteur: Robert Elissondo.2008/08/29
Catégories:
lieu
| Permalink
| Commentaires (0)
| Références: (0)
2008/07/28
Non loin de la crête sommitale
des Pyrénées, à la limite de la Soule, du Béarn
et de la Navarre s’étend le majestueux vallon d’Erraize
dans la commune de Sainte Engrâce. A la belle saison c'est le
domaine des troupeaux. Juste au dessus, sur le versant de la croupe
calcaire de Droundak (1628m) se trouve l’entrée d’une
modeste cavité en grande partie obstruée, où les
spéléologues ont fait une remarquable découverte
en 2002.

Le vallon d'Erraize était parcouru par les bergers et leurs troupeaux il y a plus de 3000 ans. Photo d'Allande
En dégageant l’entrée
ils ont exhumé plusieurs dizaines de restes humains et de
nombreux fragments de céramiques. Qui étaient ces
hommes et pourquoi ont-ils été inhumés là
?
Les restes osseux qui ont été
trouvés sont ceux de 23 ou 24 individus des deux sexes. Parmi
eux il y avait 11 adultes, 2 adolescents , 6 à 7 enfants de
moins de 10 ans et 4 nouveaux nés. Ils ont vécu à
l’âge du bronze moyen, c’est à dire entre 3700 et
3100 avant aujourd’hui. Ils faisaient partie d’un groupe
d’éleveurs qui montait en famille vers les pâturages
d’altitude à la belle saison pour accompagner leurs
troupeaux. Un habitat saisonnier devait exister non loin de la
grotte. Ces individus sont morts pendant cette transhumance estivale.
Les vestiges découverts démontrent clairement que les conditions de vie de nos ancêtres
bergers n’étaient pas faciles.
Source : conférence de P.
Dumontier à Aramitz le 16 avril 2008
Auteur: ikerzaleak.2008/07/28
Catégories:
préhistoire
lieu
| Permalink
| Commentaires (0)
| Références: (0)
2008/07/23
Dans sa Chronique du Diocèse et du Pays d’Oloron, l’Abbé Menjoulet nous dit : «En 1070, Héraclius, fils d’un Vicomte de Mauléon fut nommé Archidiacre de Soule (équivalent de Vicaire Général) et, quelques années plus tard, archidiacre d’Oloron, il rattacha la Soule au diocèse d’Oloron» . Cet Archidiacre aurait-il un rapport avec la construction de l’église de Montory ? C’est possible puisque on trouve, sur le portail principal, la date 1070, en chiffres Romains, suivie de la lettre h.
C’est également dans cette période, que les Souletins furent accusés d’avoir assassiné le Vicomte d’Oloron. Son fils, Centulle V, racheta, une partie de ses droits sur la Soule, au Duc d’Aquitaine, mais les Souletins refusèrent d’obéir à leur nouveau seigneur. Centulle envahit donc la Soule (1080) et c’est à cette occasion qu’il aurait accordé « aus habitants et bourgès deù loc de Montory las coustumas libertats et franquesas de la ciutat d’Oloron en Béarn » autrement dit, Le FORS d’Oloron.
Au dessus de la date, on trouve un Blason ; celui-ci est composé d’un écu à base arrondie, meublé de trois fleurs de lis, timbré d’une couronne ducale. Il constitue une véritable énigme car, la couronne de Duc signifie qu’il appartient à un Duc, or, les seuls Ducs qui ont jamais eu un rapport avec Montory, sont les Ducs d’Aquitaine, suzerains de la Soule, donc de Montory. On sait aussi que l’écu à trois fleurs de lis, était entre 987 et 1336, celui de l’Ile de France, composée des diocèses de Paris, Senlis, Chartres, Sens et Beauvais. Mais alors, pourquoi la couronne de Duc ? L'écu à base arrondie serait d'origine espagnole, il s'agirait peut-être du blason d'Aliénor Plantagenêt (1161-1214) fille d'Aliénor d'Aquitaine qui épousa en 1177 Alphonse de Castille. (En 2002 le Conseil Historique et Héraldique de France nous avait déclaré qu'il s'agissait du blason d'Aliénor d'Aquitaine)
De part et d’autre du blason, figurent aussi deux lettres : U à gauche, et H à droite. Elles pourraient correspondre aux initiales de Urbain II et Honorius II, papes entre 1080 et 1160, ce qui pourrait correspondre à la période de construction de l’église.
Cette église possède un clocher-donjon (comme beaucoup d’églises du Béarn) de huit mètres sur huit, à la base, et comporte cinq niveaux. Des « archères » percent les murs de celui-ci, et deux « machicoulis » subsistent au dessus de la porte latérale, certainement à l’origine il devait y en avoir tout le tour. Du coté de la nef, le clocher repose sur une arche en ogive, ainsi que du coté de la chapelle. Ces deux arches se rejoignent sur un seul et même pilier. La voûte, en plein cintre, est aujourd’hui en bois recouvert de plâtre. Certaines ouvertures, donnant sur le chœur, ont été percées au cours des siècles, car leur taille et leur forme ne correspondent pas à l’ensemble.

Au dessus de la porte latérale, on trouve aussi un Chrisme qui a une particularité, comme à Ste Engrace, le symbole Alpha se trouve à droite, et le symbole Oméga à gauche, alors que, en règle générale, c’est l’inverse. A l’intérieur, elle possède un Retable en bois doré, du début XVIIIème (?) et on trouve aussi, plusieurs plate-tombes et plusieurs « jar-léku » (pierres portant juste le nom de la maison du défunt). La présence d’un Chrisme signifierait, d’après certains érudits, que cette église à été sur un chemin de St Jacques ; ceci est fort possible, puisque nous avons trouvé, dans « Le Livre Terrier de Montory de 1764 » que, un terrain situé derrière la Mairie actuelle, était dénommé : « terres de l’Hôpital ». D’après les confronts donnés, il s’agirait de la partie du cimetière, à gauche de l’allée principale.
En 1568, les catholiques souletins, vaincus en Basse Navarre, vinrent saccager le village et incendier l'église pour se venger du seigneur de Gramont propriétaire de la Baronnie. Matalas fit de même en 1661, sans doute pour nuire à Mr de Trévilles nouveau Baron de Montory. Suite au tremblement de terre de 1967, d'importants travaux de restauration furent réalisés sur une période de vingt ans. Cette belle église mérite bien une visite !
R.Es
Auteur: ikerzaleak.2008/07/23
Catégories:
lieu
| Permalink
| Commentaires (0)
| Références: (0)
2008/06/29
Sur la route qui mène d'Alçay à Ahusqui un modeste panneau indique la piste qui conduit au col et à la vallée d'Oxibar, la Vallée du Loup. On est sur le versant sud-est du massif des Arbailles. Le paysage apparaît sauvage et austère : on devine que l'agriculture peine à se maintenir au milieu de ces versants rocheux. Pour tout promeneur curieux, c'est un site passionnant.

La colline de Maidekoralia d'après le site geoportail.fr
La vallée d'Oxibar n'est qu'un reste tronqué d'une grande vallée qui, il y a plusieurs millions d'années, descendait des abords du massif d'Irati. L'érosion en a fait disparaître toute la partie supérieure. C'est devenu une vallée sèche crevée de dolines où l'écoulement souterrain des eaux a multiplié gouffres et grottes.
A partir du col, en montant vers l'est, on peut gagner un petit sommet partiellement boisé d'où l'on a une belle vue sur « Ibareskuin », « la vallée de droite » avec ses nombreux petits villages. Le nom de cette colline « Maidekoralia » rappelle des personnages de la mythologie basque qui auraient vécu là. On voit encore très distinctement un long amas de pierre qui ceinture presque le sommet, manifestement oeuvre de la main de l'homme. C'est en réalité le reste d'une enceinte proto-historique. Le Pays basque compte une soixantaine de camps protohistoriques, la Soule une quinzaine. Celui-ci offre la particularité d'être entouré d'un mur de pierre. On appelle protohistoire cette époque de la fin de l'antiquité où des peuples vivaient encore dans la préhistoire alors que d'autres -notamment autour de la Méditerranée- développaient de prestigieuses civilisations dotées d'une culture écrite. Les habitants de la vallée de la Soule n'était alors que de modestes éleveurs qui ne connaissaient ni l'écriture ni l'organisation étatique.
Des sondages réalisés entre 1984 et 1986 par le Général Gaudeul ont permis d'en connaître un peu plus sur leur mode de vie. On a découvert des traces de feu, de tessons de poteries, un fragment de fibule, un peson de métier à tisser.
Ces modestes vestiges prouvent qu'il y avait à cet endroit dans les deux siècles précédant notre ère, sinon un village, du moins un campement durable.
Un fragment de poterie qu'on peut dater du 1er siècle avant J.C.
Sources : Francis Gaudeul : les enceintes protohistoriques dans Le Pays de Soule, Editions Izpegui.
Voir aussi : Georges Fabre Carte archéologique de la Gaule : Pyrénées-Atlantiques.
Auteur: Robert Elissondo.2008/06/29
Catégories:
préhistoire
lieu
| Permalink
| Commentaires (0)
| Références: (0)
Articles moins récents